Rien ne distingue #3

Toujours cet étonnement des ressemblances, une ville qui pourrait être partout, ou n’importe où : des avenues larges comme ça, les voitures qui foncent, des bâtisses hautes aussi et d’autres qui montent, des fringues pareilles ici ou là.

Au matin, au réveil, on ne sait déjà plus où l’on est, et pourquoi, et comment.

Viendra le petit déjeuner dans un truc en face de l’appartement (on s’est galéré la veille pour trouver le bon lieu, la bonne porte, dans un ensemble immense) avec en guise d’accueil, rien (même pas trois mots d’anglais basiques pour échanger), et puis une balade rapide dans le centre.

Quand même, le lieu où la famille Romanov a été massacrée, l’étonnement autour de la ferveur (le régime communiste a laissé se développer ce lieu de mémoire ?), et de vieilles bâtisses entre les tours – ce qui distingue.

Entre tout ça, entrer chez Décathlon acheter des lunettes de soleil (les autres bousillées hier) et une casquette. Chez Décathlon, à des milliers de kilomètres de chez soi.

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