Le poulet interdit

C’est le moment où la responsable du wagon vient nous briefer, après qu’elle a vérifié à nouveau nos passeports (si vous suivez, la première fois, c’était à la montée dans le train).

Or donc, elle nous rappelle, en anglais mélangé de russe, en parlant très vite, les règles, pas de cochonneries qui bouchent dans les toilettes, on ne fume pas à bord, no smoking insiste-t-elle avant de switcher sur un tout autre sujet sans que je perçoive la bascule.

Je suis donc toujours branché sur la thématique Interdictions dans mon cerveau quand j’entends Chicken.

Stupeur en mon esprit. Pourquoi le poulet est-il interdit à bord ? Quel poulet ? Il est interdit de manger du poulet ? (je crois comprendre qu’elle parle nourriture, son propos se poursuit pendant que je bugge sur cette interdiction étrange).

Je finis par poser la question. Hilarité générale, la responsable, les potes, et même la jolie jeune femme qui se retrouve dans notre compagnie ce soir et que nous allons essayer de déranger le moins possible.

En fait, il était question du menu du soir, de ce que nous souhaitions manger (apparemment, le soir, un en-cas sera servi – nous sommes en 2nde classe).

L’anecdote n’a l’air de rien mais elle me fait comprendre peut-être un phénomène que j’ai constaté ici : les russes avec qui nous échangeons en anglais semblent très stressés de ces échanges, et n’y comprendre rien, et presque, finir à chaque fois en colère.

Et si, tout simplement, comme moi avec le poulet, ils ne comprenaient rien en ratant les carrefours de la conversation et en buggant ?

La photo, c’est Lénine. Ben oui.

dbourrion Écrit par :

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