Le palace poussiéreux

Dans la thématique des lieux improbables, notre hébergement à Irkoutsk, et son nom où le mot Palace, après coup, fait sourire.

Or donc, il faut s’imaginer une de ces vieilles maisons de bois qu’on trouve ici, toute de travers, qui a connu des jours meilleurs. L’accueil est brouillon, la patronne (on comprend de suite que c’est elle) s’engueulant derechef, devant nous, avec la personne dont on verra ensuite qu’elle est celle chargée du ménage, sans sembler comprendre vraiment la teneur de sa mission.

Les chambres ne sont pas prêtes. Nos passeports doivent rester à l’accueil. Un malentendu dans les réservations fait qu’une transaction supplémentaire doit se faire en cash. Nous montons à l’étage pour découvrir où nous dormons et nous engageons dans un labyrinthe de couloirs à la décoration disons… particulière.

Les matelas sont défoncés. Les sols en sont sales, et l’on découvrira que les salles de bains communes aussi, sans parler des cheveux qui traînent dans les draps que nous récupérerons après les avoir réclamés.

L’une des chambres (la mienne) donne sur la rue et son tramway qui fait tout trembler à chaque passage (par trembler j’entends que tout semble près de s’effondrer).

Enfin, l’une des douches est immédiatement rebaptisée la douche Claude François : récemment rénovée, elle permet d’admirer une magnifique paire de prise électrique à 20 centimètres du rideau – n’importe quel électricien tomberait en syncope en découvrant cela.

Mais le meilleur est à venir. Au matin, dans un fatras de vaisselle et de crêpes salées ou sucrées décongelant à même la barquette, nous prendrons un rapide déjeuner dans une salle aux vitrines poussiéreuses emplies d’un entassement de… trucs dont vous trouverez quelques images ci-dessous (il y en avait littéralement des centaines).

Nous filons. Une heure après, suite à un trajet en minibus effectué selon les règles locales de l’art (rouler à tombeau ouvert, ici en transportant 20 personnes) et la particularité qu’on paie à l’arrivée (en service fait), nous sommes au bord du lac Baïkal. Mais c’est une autre histoire.

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