Les arbres crépitent

Il a fallu du temps pour comprendre. Dans la rue, dans les hutongs, dans les ruelles, soudain c’est du haut que tombe cette sorte de crépitement crescendo, un arc électrique sonore escaladant les décibels avant de s’arrêter d’un coup, pour reprendre juste derrière.

Vu le pataquès de fils électriques qu’on voit aussi dans ces coins, l’explication première, c’était qu’un truc se passait dans les tuyaux provoquant une montée en tension puis un délestage (l’arrêt brutal) mais non, ce n’est rien de tout ça.

Le bruit, c’est des cigales/criquets/grillons (pas su trancher) qui se font des fêtes électriques et un bazar sans nom dans les oreilles.

La bonne nouvelle, c’est que ça veut dire qu’il y a des arbres et de fait, on trouve encore beaucoup de rues ombragées, dans les coins toujours épargnés par la saloperie d’immeubles qu’on sait monter partout sur la planète et ici aussi.

Hier, balade dans un secteur artistique, entendre, un quartier truffé de galeries et surtout de magasins essayant de te vendre des bidules plus ou moins moches. C’était au départ un friche sans doute squattée par des artistes, c’est devenu comme toujours un coin branchouille où se garent des grosses voitures clinquantes. Les artistes sont partis ailleurs. Business as usual.

Ensuite, errance dans des centres commerciaux. On fatigue.

Le soir, pendant qu’on regardait la rue, trois jeunes gars sur le même et unique scooter, chemise blanche, pantalon noir, le conducteur de crier hello hello en nous passant devant.

La photo, c’est un photographe exposé, Nobuyoshi Araki, les connaisseurs vont reconnaître.

dbourrion Écrit par :

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