Looking for Lenin

L’expédition du jour, après la presque matinée bureau (entendre, on reste à l’hôtel quelques heures pour se reposer et régler les derniers trucs techniques genre hébergement), c’est le musée Lénine – tout un programme.

Ça commence comme ça peut, avec un bâtiment massif dont l’entrée n’est signalée nulle part, ce qui fait que nous tournons autour avant d’entrer dans un espace de co-working vide (il s’avérera plus tard qu’il appartient au musée et que l’on peut s’introduire par là, par les coulisses, dans les espaces d’exposition, sans payer – première surprise).

Une fois l’entrée trouvée, c’est le moment des billets, avec une hôtesse mitraillant à toute vitesse, en russe (et bien que nous avons indiqué que nous ne le parlions pas), des explications dont nous ne saurons jamais rien (ça semblait pourtant essentiel).

La suite est du même tonneau : à mesure que nous passons d’un étage à l’autre, les surveillantes (elles sont très nombreuses dans ce musée vide) s’appellent les unes les autres pour se signaler notre arrivée – vous savez, comme quand on se prévient d’un danger.

Les collections maintenant. De Lénine, peu, très peu, vraiment, perdu dans d’autres collections qui se mêlent toutes : une expo sur la guerre de Tchétchénie avec les nécessaires effets de soldats morts pour la patrie et un tunnel bariolé de peintures fluos censé reproduire un terrain de guerre face aux méchants terroristes ; une expo d’art contemporain assez… euh… contemporaine ; une expo sur les objets du quotidien sous le régime communiste (la part la plus sympa à mes yeux) ; une expo sur les goulags.

Le déroutant, c’est que tout est mélangé dans les espaces, au point qu’on finit par être totalement dérouté (je me dis que peut-être est là le but, montrer par la scénographie générale ce qu’est un tel régime mais à dire vrai, il se peut aussi que tout ça relève du grand nimportenaouak).

Le meilleur est pour la fin : au dernier étage, dans une quasi pénombre liée à l’absence de fenêtres et d’éclairage, deux dames assises sur des chaises surveillent sans un mot un espace consacré à de la peinture néo-bidulesque. On se demande à quoi elles passent toute la journée.

Pour les photos, j’en pose plusieurs, elles ne font pas plus sens que ce que nous avons vu.

dbo Écrit par :

3 Comments

  1. La_bzeille
    31 juillet 2019
    Reply

    Pour les livres, là, qui doivent couvrir des kilomètres linéaires… Google trad (mon russe n’étant plus tout à fait à la hauteur) me dit :
    повне зибрання творив = faire un truc méchant.
    Je vous laisse le soin de commenter…
    Bon voyage, sinon…

    • dbourrion
      1 août 2019
      Reply

      Il y en avait des kilomètres, oui. Une allégorie, en somme.

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